Balade 2020

Je profite d’un court séjour en Islande en ce mois d’août pour rechercher et illustrer des lieux évoqués dans « L’Île d’Enfer » dans la dernière partie du récit. Cette fin de traversée, entre Blonduös et Reykjavik, est moins spectaculaire, cela se ressent dans le texte. Fini les grands déserts, l’ouest est plus végétalisé et la présence humaine plus dense. Pour donner un peu de vigueur au récit, l’auteur n’hésite pas a se mettre en difficulté dans un accident. La perte d’un cheval et les conséquences douloureuses de sa chute, pigmentent une description du voyage qui vient à manquer d’originalité. Le relief est moins bouleversé, ce sont des zones géologiques anciennes fortement érodées. La proximité de la capitale a une influence visible sur la densité de la population ainsi que sur la modernité des infrastructures.

Je vais donc suivre son trajet de Reykjavik à Blonduös, qui colle au plus prêt à la N1 sauf au niveau de Hvalfjörður. Dans ce fjord, le chemin d’antan passe à marée basse, au plus loin de l’entrée. Ce fjord sera ensuite la base navale des bateaux de guerre américains pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il abrite la station baleinière si controversée … Même si elle est à l’arrêt depuis deux ans.

C’est aussi le moment pour moi de solliciter des partenaires pour la future exposition « L’Île d’enfer » Islande 2022, qui en célèbrera le centenaire.

carte islande bruun
Carte Daniel Bruun 1920

Étonnement le périple commence avec la rencontre d’une spécialiste des pêcheurs d’Islande, María Óskarsdóttir. Passionnée par cette période de la présence de nos hardis pêcheurs, elle a récolté tout un ensemble de témoignages, de documents et d’objets en référence avec cette pêche française en Islande. Elle est l’auteur d’un excellent livre avec des textes qui mettent en miroir le ressenti des islandais et la perception des français du pays lors de leurs séjours. Nous sommes loin de l’est car elle habite Patreksfjörður, dans les Westfjords carrément à l’opposé du pays. Sa maison est un vrai musée, qu’elle fait visiter avec beaucoup d’érudition et de gentillesse. Une belle rencontre dans un bout du monde.

María Óskarsdóttir
« Pêcheurs de France vus par les Islandais » l’excellent livre de María.

Blonduös, une petite ville du nord, où Rouquette conte fleurette à une charmante jeune dame. Son récit n’est pas assez précis pour savoir dans quelle maison il séjourna. Quelques maisons anciennes ont devant leurs façades des panneaux de leurs histoires.

De l’ancien et du moderne. Cette maison construite en 1906 a certainement été vue par Rouquette.
Le village devait être identique à cette photo. cf. https://ile-denfer.eu/lile-denfer-vitiseyjan-chap-6-sjotti-6/
ferme islande

La ferme de Sveinatunga, en bordure de la route N1 aujourd’hui. Cf. /https://ile-denfer.eu/lile-denfer-vitiseyjan-chap-7-sjoundi-7/

« Église, ferme, terre, ciel sont gris d’un gris argenté, très moderne et très doux. Kirkja, bær, jörð og himinn eru með silfurgráma, einkar nútímalegt og afar milt. » Chap. 7
« Là-bas, de l’autre côté, quelques maisons aux toits rouges, quelques barques : c’est la station commerciale de Bordeyri – on ne peut vraiment pas appeler cela un port. Hinumegin við hann eru nokkur hú með rauðum þökum, nokkrir bátar: það er verslunarstaðurinn Borðeyri – það er í rauninni ekki hægt að kalla það höfn. »

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